Les couleurs du Groenland

Découvrez le Groenland à travers mon carnet de voyage

Toutes ces aquarelles ont été créées sur le moment avec la plupart du temps la vue que nous avions du pont de LifeSong.

Dès que j’ai revu la côte du Groenland et son mélange de mer, de montagnes, de glaciers et d’étendues vertes, l’inspiration m’est revenue.

Il faut croire que les paysages de palmiers et de sable de Polynésie et des Caraïbes me semblaient moins colorés que les panoramas arctiques…

Malgré les idées que l’on se fait du Grand Nord, les paysages Groenlandais sont riches en nuances et en couleurs. En été, le soleil de minuit offre une palette de couleurs douces et puissantes à la fois. On voit souvent l’horizon coloré de jaune, même en pleine journée. Faut-il encore oser le mettre sur papier…

On croit que les icebergs sont tout blancs voir avec un peu de bleu, mais ils sont en fait un mélange de gris, de turquoise, de vert, de bleu et même de transparent. Selon la lumière, ils scintillent comme des étoiles ou deviennent gris et menaçant.

C’était un beau de défi de capter cette lumière lorsque l’on passait à côté d’un de ses monstres de glaces. Quelques minutes seulement pour un croquis au crayon et pour enregistrer les informations d’ombres, de lumière et de couleurs.

Les couleurs du Groenland c’est aussi les villages aux maisons de bois bleu, jaune, vert, rouge et même rose. Une touche de gaieté pour les longues journées d’hiver et un plaisir pour les yeux lorsque l’on rencontre un minuscule village perché sur des rochers au détour d’un fjord.

Il me reste quelques pages blanches dans mon carnet de dessin… J’ai déjà hâte de le compléter lors de notre prochaine saison en Baie de Disko.

Vous rêvez de créer votre propre carnet de voyage sur les paysages arctiques? Consultez le calendrier  des départs de notre voilier LifeSong pour vivre une expérience unique!

Mon petit miracle s’appelle Raphaël

Même après 9 mois à tranquillement devenir grosse, 5 mois à sentir ses «kicks» de plus en plus fort dans mon ventre et même pendant les 30 heures de contractions, finalement on ne se rend pas réellement compte de ce qui nous attends… On réalise vraiment qu’une fois le petit bout de 4 kilos sur le ventre, qu’une fois qu’on croise son regard, qu’une fois qu’il tête le sein comme s’il avait toujours fait ça. C’est là qu’on voit tout le bonheur qui nous attend. Qu’on réalise pour le meilleur et pour le pire qu’on va aimer ce petit être d’un amour totalement inconditionnel pour le restant de ses jours…

Et voilà déjà presque 2 mois que Raphaël est dans ma vie et mon petit bonhomme commence maintenant à jouer avec les jouets que je lui ai fabriqué! Voici donc un peu la suite de la couture…

Hamac

Bercé par les vagues du bateau, il est parfait pour la sieste! Ce transforme en balançoire lorsqu’il sera plus grand.

Inspiré du Zébul’hamac

Son mobile Origami

Un mobile silencieux, mais qui bouge bien avec les vagues du bateau.

Pleins de jouets de tissus

Des textures, des couleurs, des grelots et surtout beaucoup de plaisir à les mettre dans la bouche. Une excellente façon de terminer les retailles de tissus!


Poncho de plage

Parce qu’il faut aussi gâter papa…

Patron: DIY poncho

Sacs à tout faire

Parce que c’est toujours pratique… Le sac passepoilé était très plaisant à réaliser.

Voir le patron: Pikebou

Une passion inspirée par bébé…

Me voilà enceinte au mouillage de Papeete à attendre patiemment l’arrivée de mon prochain amour. Ça faisait bien longtemps que j’avais été « sédentaire » et en plus avec une restriction d’activité physique… J’ai donc dû trouver impérativement le moyen d’occuper mes pensées et mon temps.

Ma chère maman m’a amené une machine à coudre lors de son séjour sur le bateau entre le Chili et l’île de Pâques. Évidemment, la machine est restée au repos dans la houle de notre traversée du Pacifique, mais dès notre arrivée dans la « capitale » elle est apparue sur la table du carré pour y rester. Mes vagues connaissances en couture remontant à la confection de bas de pyjama fait dans mon adolescence, j’ai dû faire preuve d’imagination et d’un peu d’inconscience pour me lancer dans des projets d’envergure…

Dans mes premières réalisations, j’ai fait deux horreurs… Un ours en peluche qui pourrait avoir un rôle dans un film de peur et un chapeau qui pourrait appartenir à un clown miniature… Mais bon, l’important c’est que j’ai appris à apprivoiser « La Bête » (la machine à coudre).

Les deux horreurs (les deux manchots sont seulement porteurs du chapeau, ils ne sont malheureusement pas de moi)

J’ai donc enchaîné les projets quelques fois avec des patrons et d’autres en improvisant. Ce qui est bien c’est qu’un bébé n’est pas un jury trop sévère; peut-être même qu’il aimera un jour son ours en peluche gris

Voici donc les photos de quelques unes de mes réalisations:

Sac à langer  (avec petit renard amovible qui fait du bruit) et accessoires

Inspiré du patron: À pois c’est tout!

Tapis à langer en toile ciré, bac à couche, serviette de bain, débarbouillettes et cone pour bébé garçon…

Improvisation complète…

Tapis fait avec de la mousse à matelas, coupée en angle puis collée pour les deux côtés. Recouverte de toile ciré avec les coutures scellées et centre en tissu éponge (sur velcro) pour plus de douceur.

Tapis d’éveil et son spaghetti d’activité

-Jouets suspendus: poisson qui fait « Pouet! » (pris dans un jouet du chien…), anneaux de bois sur élastiques et hochet « ballon de football » avec un oeuf rempli de riz.

-Sur le tapis: miroir, pleins de ruban, tissu éléphant avec bruit de papier froissé, étoile préhensible (un côté bleu, un côté blanc/doux) remplie de pois chiches, trois éléphants en 3D remplies de riz, des billes brillantes sous plastique et pour finir un gros éléphant doux avec une oreille qui bouge.

Le tout est déhoussable, mais vais-je vraiment pouvoir laver la housse avec tout le riz/pois chiches que j’y ai mis?!

Seulement inspiré d’une image


 

Courte-pointe, livre mou et balle de préhension

Patron pour la balle : Tutoriel Montessori

Suite du livre d’éveil

Pour moi, ce fut le projet le plus agréable à faire! L’imagination n’a plus de limite…

Nuages avec texture (dont un avec du riz) et rubans
Voilier avec vrai tissu de voile, poisson sur velcro
Boutons pour les têtes d’animaux, queue du renard avec «vrai» poils, page avec tissu animaux qui fait du bruit
Éléphant avec une oreille en ruban, boutons animaux sur rubans pour apprendre à les mettre dans le sac
Déjà la fin… anneau de bois et rubans

Coussin d’allaitement et hochet lapin

Le coussin est fait à partir d’un oreiller roulé et avec deux tissus hyper-doux!

Hochet lapin avec grelots à l’intérieur : voir tutoriel

Pochette d’ordinateur en tissu de voile

Et oui, j’ai quand même un peu travaillé pour mon homme…

Bimini de Venus et housse à BBQ

Là c’est du sérieux, pas le droit à l’erreur… Le Capitaine ayant des standards un peu plus élevés qu’un bébé.

Bimini: toile Sumbrella avec fermetures éclair et panneaux solaires sur boutons. On a même fait l’armature en inox (avec une plieuse).

Voilà donc la preuve que tout le monde peut s’y mettre et faire de belles choses en peu de temps!

À vos machines…

D’un paradis à l’autre

Il y a un peu plus de quatre mois, nous étions encore entourés des glaces bleues et du silence poétique de l’Antarctique. Nous voici, plus de 6 000 milles nautiques (11 000 km) plus loin, dans les eaux turquoise de Polynésie.

Poisson polynésien

En avion, on ne se rend pas compte de la distance parcourue, mais en bateau, le temps passe au fil des milles et sans y penser on laisse les cirés et les bottes de côté, puis on sort les chapeaux, les sandales et la crème solaire. Jour après jour, on se rapproche de la destination, mais n’ayant aucun point de repère au milieu de l’océan, c’est seulement le petit bateau sur le GPS qui nous confirme notre avancé.

Sur notre route à travers l’océan Pacifique, nous avons eu la chance de nous arrêter à l’Île de Robinson Crusoé et à l’Île de Pâques. Deux pauses bien méritées et c’est comme un miracle lorsqu’on a vu apparaître au loin une silhouette de montagne et peu à peu l’odeur de la terre et des arbres.

Sterne Antarctique

Pour moi, les navigations hauturières sont des moments où le temps semble s’arrêter. On est dans une routine de quart de nuit, de manoeuvres, de pêche et de cuisine. Rien n’a vraiment d’importance sauf le prochain thon sur la ligne à pêche…

L’arrivée sur les îles est une tout autre affaire. Les stimulations sont nombreuses et l’envie de bouger nous donne des ailes. Les odeurs et les couleurs semblent tellement surréalistes. Puis, peu à peu on se réadapte à la vie terrestre et on en vient même à oublier nos longues nuits en mer.

Arrivés aux Gambier (Est de la Polynésie), j’ai pu reprendre mes aquarelles. Les palmiers et les atolls sont bien différents des glaces et des montagnes d’Antarctique… Je m’adapte tranquillement à ce nouvel environnement où les couleurs et la vie ne manquent pas.

 

Aux atolls polynésiens
Des montagnes de Patagonie au



Vivez un moment Antarctique

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L’Antarctique reste toujours autant indescriptible, mais je vais essayer de vous partager un des moments magiques de ce voyage hors du temps.

On navigue au petit matin après une « nuit » où le coucher et le lever de soleil se succèdent. On arrive à la péninsule après notre fabuleuse escale dans la mythique île volcanique de Déception. À peine sortie du bateau pour commencer mon quart, j’y vois entre les icebergs une baleine à bosse sauter hors de l’eau! Produisant un grand « boom » dans le silence Antarctique.

On arrive près du mouillage repéré sur les cartes, mais il est rempli de glaçons plus gros que le bateau. On fait demi-tour malgré nous pour essayer de trouver un autre mouillage de l’autre côté de la pointe. On mouille donc dans cette baie paradisiaque entourée de manchots et d’icebergs gigantesques. Mais avec l’annonce de vent de Sud-Est, l’endroit ne plaît pas beaucoup au capitaine… On reprends donc la route vers l’inconnue après cette trop courte escale.

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À peine sortis du mouillage on voit un regroupement d’orques passer derrière le bateau. Décidément, nous sommes vraiment dans un endroit merveilleux. Sous le soleil, sans un souffle de vent on continue notre route le sourire aux lèvres. Juste au moment où Yves, notre équipier, rentre dans la douche, le vent se lève. On passe de zéro à trente noeuds en quelques minutes. On se mets à avancer à 8-9 noeuds sous trinquette seule. Yves ressors de sa douche sportive sans trop comprendre comment le temps à changer si rapidement… Bien vite, on arrive dans les glaces; un mur de glaçons se forme devant nous. On se met à zigzaguer tant bien que mal pour les éviter. On est plusieurs postés à gauche et à droite pour indiquer la direction au barreur. Tout le monde sans se le dire se demande si on va réussir à passer ou si on devra faire demi-tour. Miraculeusement, les glaces ont diminués et le vent à l’approche de l’île a aussi fini par baisser. Après quelques heures de navigation assez stressantes, tout le monde est heureux que ça se termine, mais aussi heureux d’avoir vécu ce moment si particulier. Malheureusement, dans les vagues, le vent et l’incertitude personne n’a pris de photo. Ce moment ne restera donc que dans nos mémoires.

On arrive près d’une île que l’on ne connait pas, où l’on espère trouver un abris pour la nuit, car voilà déjà près de 48 heures que l’on navigue. Notre merveilleux capitaine nous trouve une baie magnifique bordée de glaciers et d’une colonie de manchots jugulaires! Mon coup de coeur!

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On y passe la nuit en faisant tout de même des quarts de mouillage. D’ailleurs on a dû remouiller en pleine nuit à cause qu’un iceberg de la taille d’un bus est venu nous coller d’un peu trop près.

Le lendemain, on se reveille avec toujours le magnifique soleil qui ne se couche jamais et sous le ciel bleu on pars explorer la côte. On monte assez haut pour y voir Venus en tout petit et les sommets des montagnes aux alentours. Il y a tellement peu de bruit qu’on y entend même les baleines qui se promènent dans la baie!

On pars malgré nous de cet endroit merveilleux pour gagner un autre mouillage de la péninsule. Et là, après quelques minutes de navigation on se doit de couper le moteur car les baleines à bosses sont partout autour de nous. On ne sait plus où regarder. On entends leurs souffles rauques à chacune de leurs sorties. L’une d’elle me fait lâcher un petit cri quand elle sort à quelques mètres du bateau. Le temps s’arrête pour nous; pour vivre un instant au rythme des souffles.

Et le voyage à continuer comme ça dans le temps suspendu des jours sans nuit.

En espérant que vous avez pu, au rythme de mes mots, vivre un peu de la magie Antarctique.

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La Fabuleuse histoire de Fanette l’Affreuse au Groenland

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À ma nièce Axelle

Qui donne des ailes à mon imagination…

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Bienvenue dans le monde de Fanette l’Affreuse

« Terre en vue, mon Capitaine! » cria la chienne du haut du mât.

Après des semaines de navigation tumultueuse dans les eaux de l’Atlantique Nord, Fanette l’Affreuse et le capitaine Christophe le Téméraire atteignirent finalement la terre de glace, le Groenland.

La légende d’un trésor enfoui dans un des profonds fjords de l’eest de l’île avait amené nos amis à braver vents et marées.

Maintenant, ils étaient près du but.

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À peine s’étaient-ils approché des premières îles que Fanette aperçut une drôle de bête à l’horizon. Elle se précipita à l’avant du bateau pour voir de plus près.

À sa grande surprise, ce n’était pas une bête, mais un homme flottant dans une embarcation bizarre.

Après un échange de mots et de gestes, le Capitaine comprit que c’était un Inuit nommé Ikasak venu en kayak du village de Kusuluk un peu plus au nord. Il leur proposa de le suivre jusqu’à chez lui.

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Quelle surprise pour la Fanette d’y découvrir un village de maisons de bois multicolores. Elle qui croyait que les Inuits vivaient dans des igloos! Voyant la curiosité de la chienne, Ikasak lui explique qu’en quelques années les choses ont bien changé dans leur mode de vie. Ils ont laissé leurs maisons de tourbe et de roches pour le confort des maisons de bois scandinaves. Ils chassent maintenant les phoques et les baleines en bateau à moteur plutôt qu’en kayak. Ikasak, qui a toujours adoré le kayak, conserve précieusement celui de son grand-père, construit de bois, d’os et de peaux de phoques.

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À peine débarquée au village, la Fanette se fit offrir une montagne de poissons frais! Elle les dévora avec appétit, tout en écoutant d’une oreille la conversation de Christophe et d’Ikasak à propos du trésor. Quelle chance, Ikasak a déjà entendu parler du trésor caché au fond d’un fjord au nord-est de Kusuluk! Il offrit une carte au Capitaine et le conseilla sur le chemin à prendre pour s’y rendre.

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Dans l’excitation de l’approche du trésor, nos deux amis remontèrent vite à bord pour lever l’ancre. Fanette ne lâchait plus la carte des pattes, puisqu’elle était responsable de la navigation.

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En cherchant l’embouchure du fjord à la longue vue, elle découvrit à son grand désespoir un horizon bloqué de glaces et d’icebergs gigantesques. Malgré les dangers, leurs désirs de découvrir le trésor les fit continuer.

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Ils zigzaguaient depuis quelque temps entre les glaces à la recherche d’un passage quand tout à coup, la Fanette vit un immense dos noir émerger de l’eau. Elle n’avait jamais vu d’aussi gros poisson!

« Ce n’est pas un poisson Fafa, dit le Capitaine, c’est une baleine à bosse! Regarde, sur sa peau et sa queue on voit de petites bosses blanches. Ce sont des coquillages qui se fixent à elle. C’est pour cela qu’on l’appelle baleine à bosse.»

La Fanette n’en croyait pas ses oreilles!

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Le spectacle était trop beau et au travers de ce labyrinthe de glaces, ils suivirent leur nouvelle amie qui semblait leur montrer le chemin.

Ils arrivèrent à la côte sans difficulté et la baleine repartit aussi mystérieusement qu’elle était apparue.

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À partir d’ici, ils devront continuer à pied vers le glacier. Enfin, Fanette était heureuse de courir sur la terre ferme! Elle monta une colline et de là, elle n’en crut pas son museau, il y avait une autre bête qui ressemblait drôlement à un chien, mais tout mince et d’une bien étrange couleur.

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Elle prit son courage à deux pattes et alla à la rencontre de la bête. Après la surprise de voir une inconnue, le renard se laissa apprivoiser par cet animal à drôles de rayures.

-Tu as une drôle de couleur pour un renard…  lui dit la Fanette

-C’est parce que je suis un renard arctique, l’hiver je suis tout blanc pour me camoufler dans la neige et l’été, je deviens gris-brun pour me fondre à la terre et aux roches.

-Tu as toujours vécu ici? Connais-tu le trésor caché au fond de ce fjord?

-J’en ai entendu parler, mais jamais personne ne l’a trouvé. Je peux vous amener au pied du glacier si vous voulez.

-On te suit, s’empresse de dire la Fanette.

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Arrivée au pied du glacier, la Fanette était très impressionnée de l’immensité du glacier et du bleu profond des nombreuses crevasses. À peine avait-elle eu le temps de remercier le renard de les avoir amené jusque là que déjà Christophe lui attacha son harnais et la relia à lui par une longue corde. Si jamais il y avait une chute, cette corde était leur seul espoir de survie. Ils partirent immédiatement sûrs d’atteindre le col avant la nuit.

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Le capitaine cria soudainement : « FANETTEEEEEEEEeeeeeeeee!!!!! »

Puis, la corde les reliait la tira violemment vers l’arrière. Christophe tombait dans une profonde crevasse! Fanette n’avait pas le choix, elle devait rapidement arrêter sa chute. De toutes ses forces et toutes griffes dehors, elle ralentit tranquillement la chute jusqu’à l’arrêt complet.

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Quelle peur d’avoir pu perdre son meilleur ami! La catastrophe n’était pourtant pas encore terminée, Christophe devait réussir à sortir de là. Fanette savait qu’il lui faisait confiance, elle reprit donc rapidement son souffle et commença à le tirer hors du trou. Un petit pas après l’autre, l’espoir est revenu. Au fil des efforts, elle voit réapparaître le piolet, puis le chapeau et finalement le sourire de son maître.

« Bravo Fanette! Merci Fanette! » le remercia le capitaine avec mille câlins.

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À peine l’émotion passée que nos deux aventuriers reprirent la route vers le trésor.

« Nous sommes si près du but! » lui assura Christophe.

Pourtant, le but n’avait jamais semblé si loin, pour les pattes de Fanette qui, sous l’effort, devinrent toutes meurtries.

Après plusieurs heures de marche complexe aux travers des crevasses, enfin, ils arrivèrent au col. La Fanette crut rêver lorsqu’elle aperçut la vue de l’autre côté de la crête. C’était si beau qu’elle sembla avoir cessé de respirer, elle se sentit flotter, inondée d’un bonheur sans nom.

« Fanette dépêche toi, on doit trouver le trésor avant la tombée du jour! » Aux mots du Capitaine, la chienne descendit d’un coup de son petit nuage sur les mots du capitaine et se remit rapidement au travail.livre-fanette-suite-2-2

Ils cherchèrent sans relâche le trésor, un indice, le moindre signe particulier, mais le soleil touchait l’horizon et ils restaient les mains vides. Le Capitaine s’assit sur une roche, se mit à pleurer en disant qu’ils avaient perdu leurs temps et risqué leurs vies pour rien. La Fanette se sentit impuissante devant la déception de son ami.

Le soleil continua sa chute sous l’horizon et colora le ciel, la mer et les glaciers de rose, d’orange et de mauve. À cette latitude et  à cette période de l’année, les couchers de soleil duraient des heures. C’était un spectacle magnifique.

La Fanette s’approcha de son tendre maître qui pleurait toujours la tête entre les mains, elle lui donna un petit coup de museau sous le menton pour qu’il regarde un peu le paysage spectaculaire devant eux. Elle lui mit une patte sur la cuisse pour lui faire comprendre que le trésor, il était là devant leurs yeux. Leur plus beau cadeau se fût finalement ce voyage, cette aventure, ces rencontres, ces paysages inoubliables et tous ces précieux moments passés ensemble.

Le Capitaine la serra contre lui et pleura cette fois de bonheur.

FIN

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Quelles seront les prochaines aventures de Fanette l’Affreuse ?

Carnet de voyage de France

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Deux mois à voyager à travers la Normandie et la Bretagne à vélo.

Des milliers de kilomètres à découvrir la France à un rythme où les paysages se figent dans nos mémoires.

Malgré que tous les jours nous chevauchions nos vélos, c’est plutôt les phares, les balises et les voiliers qui m’ont inspirée.

Ils sont toujours au garde à vous, prêts à affronter les tempêtes pour éclairer chaque navigateur.

Leurs formes et leurs emplacements les rendent tous uniques et leurs couleurs (vert, rouge ou jaune) illuminent les paysages et colorent mes aquarelles.

Voici donc un rapide tour de Bretagne par la côte…

 

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Les Sables d’Olonne


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Le Golfe du Morbihan


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Le Golfe du Morbihan

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Une balise au repos, côte nord de Bretagne

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Phare de la Teignouse

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Port Haliguen

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Carnac

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Phare de l’Île Vierge

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Balise à Loquirec

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Phare de Ploumanac’h

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Sinago, vers le Bono

 

Carnet de voyage de Patagonie

Les couleurs d'Emma - Carnet de voyage Patagonie-10

Voilà. Venus a trouvé repos pour quelques mois en Uruguay, ce qui marque la fin de notre saison dans le grand sud.

Nous avions si hâte de retrouver la chaleur, le soleil… Nous avions même osé rêver aux palmiers. Et maintenant malgré la douceur de la vie en Uruguay, les couleurs uniques de Patagonie tourbillonnent encore dans mes pensées.

Ce fût un réel plaisir pendant toutes ces navigations en Terre de Feu d’observer inlassablement les couleurs contrastes se mélanger dans le ciel et les montagnes un peu comme sur ma palette d’aquarelle.

J’ai réussi malgré le froid, la pluie, le vent et surtout avec mes doigts qui gèlent en un rien de temps à capturer quelques paysages sur les pages de mon précieux cahier.

Voici un échantillon des couleurs de mon royaume. N’oubliez pas de laisser libre cour à votre imagination pour rompre les limites de ces images.

Les couleurs d'Emma - Carnet de voyage Patagonie YendegaiaLes couleurs d'Emma-Carnet de voyage Patagonie

 

 

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L’Antarctique selon Christophe

L'Antarctique sur Venus MQ-216

Texte de mon amoureux et capitaine Christophe
Dessins et aquarelles d’Emma

L'Antarctique sur Venus MQ-214

Quelle image vous vient à l’esprit lorsque l’on vous évoque l’Antarctique?

Du blanc, des glaces, des manchots et des baleines…

J’étais très loin d’imaginer ce que pouvait représenter un tel mot, combien d’images et d’émotions resteraient gravées à tout jamais dans ma mémoire.L'Antarctique sur Venus MQ-210

C’est presque sur un coup de tête que notre projet est né, sans bien y réfléchir, sans peser l’implication que ça demanderait. Pas loin d’une année avant, nous avons remonté le bateau au nord des canaux de Patagonie pour le préparer. Venus devra affronter le Drake et ses fameuses tempêtes, alors rien ne doit être laisse au hasard. Au programme:  de nouvelles voiles, une révision complète et de nouveaux haubans!

Dès le début du Drake après avoir perdu de vue le phare du Cap Horn, la météo nous a dépêchée à grands pas vers cet autre monde. Les premières glaces sont apparues nous laissant tous sans voix, livrés à ces monstres immobiles. Puis ce sera un autre puis un suivant et enfin un bout de terre! Que dis-je, un monceau de glace sur un contient caché. C’est incroyable comme sensation, de ne pas réussir à calquer un modèle existant sur ce panorama. Ça en est réellement époustouflant!

On découvre au fur à mesure cet espace démesuré, perdons la notion de distance. On se reprend plusieurs fois sur la carte à vérifier notre position et en prenons plein les mirettes.

Enterprise, ce mouillage où une ancienne baleinière est échouée nous dévoile ce passé bien difficile.

Les glaces, qui bloquent les accès aux petits canaux, qui dérivent avec les courants, qui vous surprennent au milieu de votre nuit.

Et surtout les manchots Papou, curieux indépendants, qui mènent leurs vies déraisonnées.

L'Antarctique sur Venus MQ-209

La lenteur des baleines, évoluant gracieusement au milieu de ces eaux parsemées de glaçons.

Enfin, cette chaleureuse entente à bord, ces amis qui auront partagé ces instants et qui resteront les amants de cet Antarctique Vénusien.

L'Antarctique sur Venus MQ-211